Un cache réduit la charge et accélère les réponses, mais un cache mal réglé sert des pages périmées ou, pire, la page d'un utilisateur à un autre. Ce guide explique comment estimer le gain avant de l'installer, quoi mettre en cache et comment vérifier que tout se passe comme prévu.
Comprendre ce que gagne un cache
Quand une réponse est servie depuis le cache, le serveur d'origine n'est pas sollicité. Le gain dépend du taux de succès : la part des requêtes servies par le cache. Avec une latence en cache très inférieure à celle de l'origine, la moyenne baisse nettement dès que ce taux dépasse la moitié des requêtes.
Estimer le gain avec ses propres mesures
Relevez la latence de l'origine, celle du cache et le taux de succès attendu. La latence moyenne se calcule en pondérant les deux. Le calculateur de cache effectue ce calcul et montre l'effet d'un taux plus élevé. Fondez-vous sur vos mesures, pas sur des valeurs trouvées ailleurs.
Choisir ce qui se met en cache
Les fichiers statiques, comme images, feuilles de style et scripts, sont les meilleurs candidats : ils changent peu et sont identiques pour tous. Les pages dynamiques demandent plus de précautions. Ne mettez jamais en cache partagé une réponse qui dépend de la session d'un utilisateur.
Régler la durée de validité
Chaque contenu reçoit une durée de vie. Une durée longue améliore le taux de succès mais retarde la visibilité des modifications. Pour les fichiers versionnés par leur nom, une durée très longue est sûre ; pour une page éditoriale, quelques minutes à quelques heures conviennent souvent.
Prévoir l'invalidation
Décidez comment retirer un contenu du cache avant sa péremption : purge ciblée par adresse, changement de nom de fichier ou purge complète en dernier recours. Une purge complète renvoie toute la charge vers l'origine d'un coup, ce qui peut la saturer.
Vérifier et surveiller
Contrôlez les en-têtes de réponse qui indiquent si le contenu vient du cache. Suivez le taux de succès dans le temps : une chute brutale signale un changement de configuration ou une variation d'adresse imprévue. Testez aussi la page avec et sans connexion pour écarter toute fuite de contenu personnel.
Checklist avant de commencer
- Latences de l'origine et du cache mesurées
- Taux de succès estimé et suivi
- Contenus statiques et dynamiques classés
- Aucune réponse liée à une session en cache partagé
- Durées de validité et méthode de purge définies
- En-têtes de cache contrôlés après chaque changement
Questions fréquentes
Un cache peut-il servir une page périmée ?
Oui, jusqu'à la fin de sa durée de validité, sauf purge. C'est le compromis à régler selon la fréquence de vos changements.
Quel taux de succès viser ?
Cela dépend du site. Mesurez-le d'abord, puis améliorez les règles de mise en cache avant de chercher une valeur théorique.
Le cache protège-t-il d'une forte affluence ?
Il absorbe une grande part des requêtes répétitives, mais pas celles qui contournent le cache. Testez la charge sur l'origine seule.
Faut-il mettre en cache les pages avec connexion ?
En règle générale non, sauf configuration précise séparant les contenus communs des contenus personnels.
Ce guide présente des principes généraux : il ne note ni ne recommande aucun site de l'annuaire ni aucun prestataire. Les règles juridiques citées sont rappelées de manière simplifiée : vérifiez-les auprès des sources officielles.
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Ouvrir la baieCalculateurs utiles
- 24Taux de succès du cache et gainLatence moyenne et charge évitée selon le taux de succès
- 15Latence en ms et requêtes par secondeCapacité d'un service à partir de sa latence et de ses workers
- 10Percentiles d'une liste de temps de réponsep50, p90, p95 et p99 d'une série de mesures collées